Un contrat pour contrer le désert médical


Francis Giudici maire de Ghisonaccia, Sébastien Cecchi, sous-préfet de Corte, Gilles Barsaq directeur de l'Agence Régionale de Santé de la Corse (ARS) et Catherine Petraszko directrice de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute Corse, ont signé le 16 février dernier le premier contrat local de santé en zone rural de Corse.
Lancée début 2016, l’élaboration du CLS est ainsi arrivée à son terme.
Il aura fallu environ un an et demi pour structurer et mener à bien la réflexion et la création d'un Contrat local de santé (CLS)pour Ghisonaccia.
Ce CLS a plusieurs objectifs. Il permet dans un premier temps d'établir un diagnostic de l'état de santé du territoire, que ce soit en besoins de la population, en pathologies, en prévention ou en offre de services (nombre et répartition des médecins, généralistes, dentistes, etc.).
Dynamiser et renforcer le réseau de santé
Une fois le diagnostic réalisé, les élus municipaux, les représentants d'organismes, d'associations, de branches professionnelles, des techniciens, ont participé à plusieurs réunions de travail pour définir des axes d'actions en fonction des problèmes émergeant du diagnostic, au sein d'un comité de pilotage.
Toute l'année 2016 a été consacrée à ce travail de réflexion mais aussi de décision pour déterminer les actions à mener et leur cadre. Il y a eu plusieurs sessions de travail sur les réseaux des professionnels, le public jeune, le public adulte, la population vieillissante et l'attractivité.
Ce contrat propose ainsi 24 actions, dont certaines ont déjà été mises en place au cours de l'année 2016.
Plusieurs projets concernent l'amélioration du parcours de soins pour les personnes âgées. Cela va de l'information et de la coordination des différents acteurs de soins à la prévention, au soutien aux personnes isolées, à des lieux d'écoute comme l'accueil pour les femmes victimes de violence, jusqu'au maintien à domicile, à l'habitat partagé, à la lutte contre l'isolement, aux ateliers santé, etc.
Sur le plan de l'attractivité, des actions doivent être menées pour favoriser l'installation de nouveaux professionnels de santé, soutenir les porteurs de projets de santé locaux.
Un document qui permettra de répondre aux besoins de santé du territoire et d'inclure les actions envisagées et décidées dans le grand chantier du prochain plan général de santé (PRS). Pour le maire de Ghisonaccia : "Il est important de maintenir cette dynamique en dépit de la complexité des aspects financiers. Même si nous n'avons pas eu de visibilité en matière de financement pour 2016, il faut poursuivre ce combat pour 2017. " La commune ayant fait le pari d'une entente solidaire avec les partenaires publics afin de lutter efficacement contre ce désert médical qu'est la Corse Orientale...